Quelques femmes exceptionnelles de Haute-Loire ou d'ailleurs...


Clotilde Bizolon

Née dans l'Ain en 1871, Clotilde Thévenet épouse Joseph Bizolon en 1890 à Lyon. De cette union naît un fils, Georges, en 1891. Joseph décède en 1893.

Lorsque la guerre éclate, Clotilde décide de s'engager auprès des Poilus passant par la gare de Peyrache en leur servant du café, du vin..., engagement qui lui permet de rester ainsi proche de son fils, sergent au 21e Bataillon de Chasseurs à Pied, qui sera tué le 18 mars 1915 à  Lorette.

 

 


 

Devenue ainsi pour les lyonnais la Maman des Poilus, elle reçoit la Légion d'Honneur en 1925.

 


Elle ouvre de nouveau sa buvette lors de la seconde guerre mondiale.

 

Clotilde Bizolon décède en 1940, victime d'une agression.

Une plaque commémorative en gare de Peyrache rappelle son action, et une rue du 2e arrondissement de Lyon porte le nom de Clotilde Bizolon.


Les infirmières

A Reims, un monument "A la gloire des infirmières et alliées victimes de leur dévouement" a été érigé en 1924.

 

La Croix-Rouge compte 105 infirmières tuées lors de bombardements, et 246 décédées de maladies contractées durant leur service. 

 


On estime à 30 000 infirmières et 70 000 bénévoles le nombre de femmes intégrées au service de santé des armées durant la guerre 14-18.

Durant la même période, plus de 1 500 hôpitaux provisoires apparaissent dans divers bâtiments publics ou privés, écoles, hôtels, châteaux...

 

La première école d'infirmières civiles a été créée à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière en 1907.