Zones rouges...

Au lendemain de la guerre, les champs de bataille sont des zones dévastées, à l'aspect lunaire, impossibles à rendre à la vie.

Il faut nettoyer les sols, transporter les restes humains dans les cimetières ou ossuaires, les nappes phréatiques sont contaminées par les cadavres d'animaux ou les gaz utilisés, retirer avec précautions les millions de munitions non explosées... 

Ce sont les zones rouges, qui concernent onze départements en 1919, et dont la surface sera diminuée avec le temps, mais sans disparaître totalement. Dans certains secteurs, principalement dans la Meuse, et dans une moindre mesure le Pas-de-Calais et la Somme, des forêts ont été restaurées ou crées dans ces zones.

 

Aujourd'hui encore, il est strictement interdit de s'écarter des chemins balisés tracés dans ces forêts, tant dans un souci de respect du lieu, que de sécurité, puisque les traces des combats sont encore bien présents : barbelés ou queues de cochons émergents de la terre meurtrie, munitions enfouies plus ou moins profondément, substances toxiques libérées par les obus cachés atteints par la corrosion...